« Mes livres sont écrits au rythme de la montagne. Ouvrez, laissez entrer la lumière. »
Présentation d’auteur : Nicolas Ughetto

Photographe, auteur et enfant du Ventoux, je consacre depuis des années mon regard à cette montagne qui m’a vu grandir. Là où d’autres passent, je demeure : j’attend, j’observe, j’écoute. De l’aube aux crépuscules, des brumes de la plaine de Sault aux neiges sombres du sommet, je saisis ce que le Ventoux offre seulement à ceux qui prennent le temps.
Mon travail, nourri de patience et de silence, raconte une montagne vivante :
le souffle des loups, les silhouettes des cerfs, les renards qui glissent entre les lavandes, les lumières qui changent la couleur du monde.
Mes images ne cherchent pas la performance : elles cherchent la justesse, l’instant où la nature accepte de se montrer.
Auteur de Six ouvrages consacrés au Mont Ventoux — Le Ventoux des silences, Ventoux Lavandes Vivantes, Ventoux Renaissances Sauvages, Ventoux d’Aurores en Crépuscules, Duos du Ventoux, et Nouka petite fille du Bau — il tisse une œuvre cohérente, sensible, où la photographie devient récit et où la montagne devient personnage.
Aujourd’hui, Nicolas Ughetto partage son travail à travers sa Galerie du Ventoux, ses expositions itinérantes, ses coffrets nature et ses films.
Il invite chacun à découvrir la montagne autrement :
non pas comme un sommet à conquérir, mais comme un monde à écouter.
Il y a des montagnes que l’on traverse, et puis il y a celles que l’on habite.
Le Ventoux fait partie de ces lieux qui exigent qu’on les apprenne par le souffle, la patience, l’attente.
C’est ce que racontent les cinq livres de Nicolas Ughetto : une lente manière d’être au monde.
Il existe des montagnes qu’on photographie, et d’autres qu’on apprend par le cœur.
Le Ventoux appartient à celles qui demandent qu’on s’y attarde, qu’on s’y perde un peu, qu’on s’y laisse transformer.
Depuis des années, Nicolas Ughetto y marche comme on tourne les pages d’un livre ancien : lentement, en laissant parler le vent, les bêtes, la lumière.
De cette fidélité sont nés six ouvrages où la montagne n’est plus un décor, mais une présence.
Lavandes vibrantes, renaissances sauvages, duos de lumières, récits d’autrefois et heures bleues…
Chacun de ces livres porte la même promesse :
offrir du Ventoux non pas l’image, mais l’âme.
» Lire mes livres sur le Ventoux, c’est déjà y marcher… »

1. Ventoux, Lavandes Vivantes
Dans ces pages, les lavandes ne sont plus un décor mais une respiration.
Elles bruissent, se froissent, changent d’odeur et de couleur au fil des saisons.
On y croise la vie sauvage comme on surprend un secret : doucement, sans déranger.
Ce livre est une marche lente parmi les parfums et les ombres mauves du Ventoux.
2. Ventoux, Renaissances Sauvages
C’est un livre écrit avec la patience des nuits sans feu.
Page après page, on suit l’auteur dans ses immersions, ses guets, ses heures immobiles.
Le loup y apparaît comme il vit : dans la discrétion, la finesse, la fidélité au territoire.
Un récit qui raconte moins l’animal que la renaissance du sauvage dans une montagne qui réapprend à respirer.
3. Duos du Ventoux
Ici, le Ventoux est une conversation.
Des duos de lumières, de couleurs, de formes, parfois de silences.
La montagne répond à l’intime, l’ombre répond au soleil, le paysage répond au cœur.
Un livre où deux mondes se rencontrent sur un fil de lumière.
4. Nouka, petite fille du Bau
Sous le Bau de l’Aubesier, les premiers hommes ont laissé une porte ouverte : celle de l’imaginaire.
À travers Nouka, petite fille de la préhistoire, le Ventoux retrouve son enfance.
Le livre mêle récit, savoirs et poésie pour que les enfants — ceux d’aujourd’hui — n’oublient jamais leurs racines.
Un pont tendre et essentiel entre les temps anciens et la montagne d’aujourd’hui.
5. Ventoux, d’Aurores en Crépuscules
C’est un livre de lumière.
Pas celle qui éblouit, mais celle qui hésite : rasante, douce, indécise, presque timide.
La lumière de l’heure bleue, entre chien et loup, quand le monde flotte et que la montagne se confie.
Une ode aux instants fugitifs, à ces secondes où le Ventoux change de visage.
Ensemble : une œuvre du Ventoux
Six livres pour explorer une montagne qui n’est jamais la même,
Six chemins pour approcher le souffle du vivant,
six façons de dire que la beauté se découvre seulement à ceux qui prennent le temps.
« Je dédicace votre exemplaire — un mot, une date, un souvenir du Ventoux. »


Moi, je marche dans le Ventoux comme on traverse un livre ouvert.
Chaque sentier raconte, chaque pierre se souvient.
Alors j’ai décidé d’y ajouter mes propres histoires : celles que la montagne me glisse à l’oreille lorsqu’elle croit que je ne l’écoute pas. En réalisant des livres pour enfants.
Il y a d’abord ce jeune renard du Ventoux, frêle funambule des lavandes, dont j’ai suivi les pas.
J’ai laissé la montagne me guider et, patiemment, je vous en rapporte les images : fragments de vie, cabrioles timides, premières chasses maladroites.
C’est son aventure, dans ce livre pour enfants, mais c’est aussi mon regard — un regard qui s’apprend lentement, au rythme du vent.
Pour eux, j’ai écrit Le Petit Loup et la Balançoire du Ventoux, un conte né pour apaiser les peurs anciennes et apprivoiser les préjugés.
Dans ces pages, le loup n’effraie pas : il écoute, il apprend, il rêve.
Les dessins rencontrent les photos, et ensemble ils tissent un pont entre ce que l’on croit et ce que la nature est vraiment.
C’est un mariage subtil : l’instant sauvage saisi par l’objectif, et l’imaginaire tendre qui parle au cœur des plus jeunes.
Deux façons de dire la même chose : que la montagne n’est jamais aussi belle que lorsqu’on la regarde sans crainte, avec des yeux neufs.

A la Galerie du Ventoux, chaque livre est une halte.
On y entre comme on ouvre une fenêtre : un souffle de lavandes, un pas de chevreuil, un lointain appel de loup.
Posés là, devant la montagne elle-même, ces ouvrages ressemblent à des éclats de lumière arrachés au sommet.
Ils racontent ce que le vent murmure, ce que l’aube écrit, ce que la nature confie à celui qui sait attendre.
Des livres faits de silences, de patience, et d’un territoire qui ne se laisse apprivoiser qu’à pas lents.

